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Monde > Expositions hiver 2010

1NewYork
Entrée de l’exposition Tim Burton au MoMA de New York et image du film « Batman Returns ».

USA > New York
Au MoMA (www.moma.org), jusqu'au 25 janvier, vous pouvez aller voir l'exposition « Bauhaus 1919-1933 : Workshops for Modernity », survol intégral de la fameuse école d'avant-garde, fondée en 1919 qui rassembla, jusqu'en 1933, des artistes, des architectes et des designers autour de la forme que devait prendre l'art en cette époque de mutations et de technologies nouvelles. Une exposition qui rassemble du design, du mobilier, de l'architecture, de la photographie, du textile, du graphisme, de la céramique, mais aussi de la peinture et de la sculpture. Avec des grands noms comme Josef Albers, Marcel Breuer, Vasily Kandinsky, Paul Klee ou Oskar Schlemmer, pour ne citer que ceux-ci. Troisième volet des expositions hivernales du MoMA, celle consacrée à l'artiste conceptuel mexicain Gabriel Orozco, impliqué dans le dessin, la peinture, la photographie, la sculpture et l'installation, dans le cadre d'une démarche qui associe objet d'art et environnement actuel. L'une de ses œuvres les plus emblématiques est La DS (1993), le véhicule ayant été réduit aux deux tiers de sa taille originale, ainsi que son étonnant travail sur un squelette humain, Black Kites (1997). Ces figures emblématiques sont présentées ainsi que des objets plus petits, des dessins et des peintures. Jusqu'au 1er mars. Autre événement et non des moindres, la véritable rétrospective consacrée au metteur en scène américain Tim Burton : de ses dessins lorsqu'il était enfant jusqu'aux films qui l'ont rendu célèbre dans le monde entier. Dessins, peintures, photographies, maquettes, costumes ou extraits de films dont Edward Scissorhands, The Nightmare Before Christmas, Batman, Mars Attacks!, Ed Wood ou Beetlejuice. Une exposition évélant à la fois ses talents de d'illustrateur, de photographe, d'artiste et de metteur en scène, bien sûr. Jusqu'au 26 avril.

Au Guggenheim Museum (www.guggenheim.org) la séquence consacrée à Anish Kapoor continue jusqu'au 28 mars. Elle à d'abord été présentée au Deutsche Guggenheim de Berlin. Intitulée Memory, elle a été réalisée en 2008. Il s'agit d'une immense structure sculpturale en acier Corten, véritable défi à la gravité de 24 tonnes de métal. Pouvant être vue par différentes entrées, il n'est pas possible de la regarder dans sa totalité, Anish Kapoor la qualifiant de sculpture mentale autour des notions de vu et de non vu.

Le Brooklyn Museum (www.brooklynmuseum.org) affiche, jusqu'au 31 janvier, une grande exposition photographique « Who Shot Rock & Roll : A Photographic History, 1955 to the Present » : mise en évidence des principaux photographes autour des grands mouvements musicaux de ces cinquante dernières années. Nos photos préférées : Mick Jagger en léopard par Bob Seidermann, le remake du Déjeuner sur l'herbe de Manet par Andy Earl pour le groupe Bow Wow Wow, Björk dénudée par Laura Levine ou la fameuse photo de Bob Seidemann pour l'album de Blind Faith avec la jeune fille tenant dans ses mains un fuselage d'avion jugé équivoque, à l'époque. Au Whitney Museum de New York (whitney.org), jusqu'au 24 janvier, Roni Horn est à l'honneur : dessins, installations photographiques et sculptures.

Toujours dans Manhattan, deux lieux d'art occupent une position majeure dans le domaine du design et des arts décoratifs. D'une part, le National Design Museum (www.cooperhewitt.org) montre jusqu'au 4 avril, « Design USA/ Contemporary Innovation », autour des vainqueurs des fameux National Design Awards. D'autre part, un hymne au papier, « Slash : Paper Under the Knife » est visible au Museum of Arts and Design, alias le MAD (www.madmuseum.org) : l'utilisation du papier sous différentes formes artistiques, aussi jusqu'au 4 avril.

Les critiques ont aussi salué la mise sur orbite de Urs Fischer au New Museum (www.newmuseum.org). Cet artiste suisse, âgé de 36 ans, a bénéficié d'une scénographie efficace pour présenter son univers artistique inventif et poétique. Il faut accepter l'idée qu'un papillon vienne se poser sur un croissant, qu'un piano et sa chaise subissent de fortes distorsions ou qu'une langue sorte d'un mur au moment où vous vous approchez. Vous avez jusqu'au 7 février.

 

2USA
Séquences photographiques de l’exposition Roni Horn : ICA Boston.

USA
The Institute of Contemporary Art de Boston (www.icaboston.org), jusqu’au 18 janvier, accueillait l'artiste mexicain Damian Ortega pour une exposition « Damian Ortega. Do it yourself ». Sculpture, installation, vidéo et photographie, principalement autour de matériaux humbles ou familiers : briques, vieux outils, bouteilles de Coca-Cola et même tortillas ou Volkswagen, assemblés ou réassemblés au gré de l'imagination de l'artiste. Avant de programmer, à partir du 19 février, un hommage à Roni Horn d’abord présenté au Whitney de New York et intitulé « Roni Horn aka Roni Horn » : sculptures, photographies, collages, dessins, livres d’artiste, pièces sonores et installations. Ceci jusqu’au 13 juin prochain.

Au MoCA de Chicago (www.mcachicago.org), la principale exposition est constituée par « Italics », vaste rétrospective consacrée à l’art italien de la fin des années 60 à aujourd’hui et qu’on avait pu voir précédemment au Palazzo Grassi de Venise. Elle est programmée jusqu’au 14 février. Dans ce lieu muséal exceptionnel qu'est le Hirshhorn (hirshhorn.si.edu) à Houston, dans l'état du Texas, signalons l’exposition photographique consacrée à John Gerrard autour de certains aspects du paysage américain. Un travail d’animation et de recomposition autour d’éléments comme un derrick de pétrole ou une photographie de tempête.Toujours à Houston, au Menil Collection (www.menil.org), nous attendions avec curiosité la grande exposition qui allait être consacrée au subversif Maurizio Cattellan, à partir du 12 février.

Direction la côte Ouest pour le SFMOMA de San Francisco (www.sfmoma.org) qui va honorer le peintre belge Luc Tuymans à partir du 6 février : pour sa première rétrospective américaine, 75 peintures de référence seront proposées. Los Angeles, maintenant, pour le Hammer Museum (hammer.ucla.edu) qui montre, jusqu’au 7 février, le savoureux « The Bible Illuminates : Robert Crumb's Book of Genesis ». La Genèse, issue du Vieux Testament, devenant BD : 200 dessins en noir et blanc, synthétisant les 50 chapitres du texte sacré. La situation du MOCA (www.moca.org) est plutôt calme, après les différents périls financiers provisoirement écartés. L'institution assure une grande programmation issue des collections, autour de son trentième anniversaire, ceci jusqu’à début mai. Signalons cependant, à partir du 21 mars, l’exposition « Las Vegas Studio » : photographies de Robert Venturi, Denise Scott et Steven Izenour dans le Las Vegas des années 60. De son côté, le Los Angeles County Museum, alias le LACMA (www.lacma.org) présente, « Heroes and Villains: The Battle for Good in India's Comics » jusqu’au 7 février. Pour amateurs de bandes dessinées.

CANADA
Commençons par le Québec : le Musée des beaux-arts de Montréal (www.mbam.qc.ca) a inauguré de nouvelles galeries d’art contemporain. La transformation de galeries souterraines a doublé la superficie de présentation. Désormais, une sélection des œuvres de la collection sera présentée selon une thématique qui variera à chaque année. « Échauffement planétaire : images d’un monde sous tensions » inaugure cette nouvelle façon de faire. Au MAC, toujours à Montréal (www.macm.org), un événement au titre curieux : « Cubes, blocs et autres espaces ». Cette exposition d’œuvres sélectionnées à partir de la Collection du musée entend porter un regard neuf sur les cadres de notre vie quotidienne : la ville, ses bâtiments, ses activités, mais aussi les représentations que les médias en donnent. Jusqu’au 5 avril.

Au Musée canadien de la photographie contemporaine (mcpc.beaux-arts.ca), à Halifax, autre exposition intrigante : « Nicolas Baier. Paréidolies ». Depuis le début des années 1990, l'artiste montréalais Nicolas Baier a défié les conventions photographiques avec la construction élaborée de ses images numériques. Cette exposition, au titre fascinant, met en évidence une sélection de photographies de grand format représentant la plus récente production de l'artiste. Le terme « paréidolie » réfère à une perception illusoire qui attribue une image, un nom ou un sens à un phénomène malgré l'absence de corrélation entre eux. Jusqu'au 25 avril.

Au MOCCA de Toronto, c'est-à-dire au Musée d'art contemporain canadien (www.mocca.ca), qui par ailleurs vient d'être rénové, le peintre Will Gorlitz va ouvrir le bal , le 2 février, pour une exposition intitulée « Nowhere if not here ». Passons sur la côte Ouest du Canada et portons notre regard sur cette institution qu'est la Vancouver Art Gallery (www.vanartgallery.bc.ca) qui propose, du 23 janvier au 21 mars, « CUE: Artists' Videos », consacré à des artistes travaillant la vidéo et le film, dont Fischli & Weiss, Gary Hill, William Kentridge, Kimsooja,Tim Lee, Myfanwy McLeod ou Paul Wong.

3Monde
Vue générale de « Breaking Forecast » à l’UCCA de Pékin et photo de Cao Fei.

Monde
Allons aux antipodes, direction l'Australie : pour « Fiona Foley. Forbidden », jusqu’au 31 janvier, au Museum of Contemporary Art de Sydney (www.mca.com.au). Fiona Foley est une artiste australienne dont le travail englobe la peinture, l’estampe, la photographie, la sculpture et l’installation. Ses sujets peuvent être fort différents : la politique, le langage, la sexualité féminine et même… l’histoire de l’opium dans le Queensland.

Nous continuons par l'Asie, avec escale à Tokyo, au Mori Art Museum (www.mori.art.museum) pour « Medecine and Art ». Une exposition originale qui explore les rapports entre médecine et art et veut étudier à la fois le rôle de la science dans la santé et le bonheur ou le sens du cycle de la vie et de la mort. Avec, entre autres, des artistes contemporains dont Gilles Barbier ou Jan Fabre. Jusqu’au 28 février.

Dans la capitale chinoise, à Pékin, l'UCCA (www.ucca.org.cn) programme « Breaking Forecast: 8 Key Figures of China's New Generation of Artists », une sélection d’œuvres nouvelles et récentes d’artistes émergents ou confirmés de la Chine d’aujourd’hui : Cao Fei, Chu Yun, Liu Wei, Qiu Zhijie, Sun Yuan & Peng Yu, Xu Zhen, Yang Fudong et Zheng Guogu. Ces artistes, selon Jérôme Sans, ont renouvelé leur façon de penser et d’aborder les problèmes, pour créer un art pertinent qui utilise un vocabulaire accessible au public international. Peinture, sculpture, installation, photographie et vidéo. Jusqu’au 28 février.