
Edward & Nancy Reddinn Kienholz : « The Hoerengracht », National Gallery, Londres.
Grande-Bretagne
Commençons par Londres où la Tate Modern (tate.org.uk/modern) vient de présenter, jusqu'au 7 janvier, « Pop Life : Art in a Material World », mise en évidence de la façon dont les artistes explorent les relations entre médias, commerce et glamour, afin d'élaborer à leur tour leur propre « marque ». En attendant, à partir du 4 février, une grande rétrospective dédiée à Theo van Doesburg. De son côté, la Tate Britain (tate.org.uk/britain) va consacrer, à partir du 27 janvier, une exposition à Chris Ofili qui avait défrayé la chronique en 1999 à New York avec sa Vierge Marie à la bouse pour l’exposition « Sensation ».
Direction la Serpentine Gallery (serpentinegallery.org) où vous attend une remarquable initiative, « Design Real », concoctée par le designer Konstantin Gric. Aucun prototype ni concept, uniquement de vrais objets. Jusqu’au 7 février. Proposition musicale de la National Portrait Gallery (www.npg.org.uk) « Beatles to Bowie : the 60s exposed », jusqu’au 7 février, présentant au travers de 150 photographies les stars de la pop et mettant en exergue l'interaction entre l'image, la musique, la mode et la performance qui ont participé à la construction de ces mythes.
En matière de nouvelles technologies, « Digital Design Sensations », au Victoria & Albert Museum (www.vam.ac.uk), jusqu'au 11 avril : les derniers développements en matière de création et d'interactivité. Partons au Design Museum (designmuseum.org). « Less and More » rend hommage à Dieter Rams, important designer industriel, ceci jusqu'au 7 mars. Rendez-vous aussi à la Royal Academy of Arts (royalacademy.org.uk) pour un trio de sculpteurs : Jacob Epstein, Henri Gaudier-Brzeska et Eric Gill. Jusqu'au 24 janvier.
L'une des grandes curiosités de cet hiver est la présentation d'une installation d'un genre particulier à la National Gallery (nationalgallery.org.uk). Cette proposition de Edward & Nancy Reddin Kienholz, « Hoerengracht » est une reconstitution artistique du quartier chaud d'Amsterdam, montée en résonnance avec un ensemble de tableaux du 17ème siècle provenant des collections. Jusqu'au 11 février.
Sortons de Londres : à Gateshead, au Baltic Centre for Contemporary Art (balticmill.com), ne pas manquer l'exposition « Pharmacy », de Damien Hirst. Jusqu'au 7 février. La Tate Liverpool (tate.org.uk/liverpool) va proposer, à partir du 29 janvier « Journeys through the Black Atlantic » ou comment les intellectuels et artistes noirs ont joué un rôle central dans la formation du modernisme.
Belgique et Luxembourg
En continuant le festival Europalia consacré à la Chine jusqu’au 29 janvier, le Palais des beaux-arts de Bruxelles (www.bozar.be) prépare un autre festival, « Mexico ! » à partir du 16 janvier dont une exposition Frida Kahlo, une autre sur l’architecture moderniste ou encore celle consacrée à la photographie contemporaine mexicaine.
Le Wiels, centre d'art contemporain (wiels.org), entame une exposition Felix Gonzalez-Torres, à, partir du 16 janvier. Direction Gand, au S.M.A.K (smak.be) pour une exposition pointue sur le peintre Koen van den Broek, à partir du 30 janvier. À Anvers, le musée de la Mode (www.momu.be) rend hommage à la plus ancienne maison de maroquinerie du monde, « Delvaux. 180 ans de luxe belge », jusqu’au 21 février.
Au Luxembourg voisin, le Mudam (www.mudam.lu) présente « Brave New World », à partir du 30 janvier. Approche thématique du meilleur des mondes. Au Casino (www.casino-luxembourg.lu), pour fin janvier aussi, « Everyday(s) », réflexion artistique autour du geste et de la parole.
Pays-Bas
À Amsterdam, Alexander Rodchenko est mis à l’honneur dans le cadre de l’exposition « Revolution in photography », au FOAM (www.foam.nl) jusqu'au 17 mars. Le Bonnefantenmuseum de Maastricht (www.bonnefanten.nl) présente la première rétrospective d’Elisabeth Peyton aux Pays-Bas, intitulée « Life Forever » : de ses premiers portraits de héros du 19ème siècle aux tableaux représentant ses amis du monde de la musique, de la mode ou de la littérature. Jusqu'au 21 mars.
Le Museum Boijmans Van Beuningen (boijmans.nl) exposait jusqu’au 10 janvier, « The Art of Fashion : Installing allusions » confrontant le monde de la mode et celui de l'art contemporain. De son côté, la Kunsthal de Rotterdam (kunsthal.nl) proposait « Modern Life. Edward Hopper et son temps », jusqu'au 17 janvier. Mais vous aviez jusqu'au 7 mars pour vous émoustiller, dans ce même lieu, avec l'exposition « The Secret Life of Syrian Lingerie. » Une Syrie très friponne pour amateurs éclairés.
Enfin, au De Pont Museum de Tillburg, c'est Sophie Calle qui rassemble ses pièces majeures, des années 80 à aujourd’hui. (www.depont.nl). Du 23 janvier au 16 mai.

Odense, Museum for Fotokunst : exposition « I, Tokyo » du photographe Jacob Aue Sobol.
Pays Nordiques
Au Danemark, le Heart Museum de Herning (www.heartmus.com) présente une exposition de Jannis Kounellis jusqu’au 21 février et va mettre ensuite le cap sur l’Inde contemporaine avec l’exposition « Indian Highway », du 13 mars au 24 mai.
Le Louisiana de Humlebaek (www.louisiana.dk) montre des photos de la société américaine réalisées par Jacob Holdt (jusqu’au 7 février), ainsi qu’une installation vidéo de Pipilotti Rist (jusqu’au 25 avril) et, du 5 février au 13 juin, va mettre en avant « La couleur dans l’art », dont Kandinsky, Matisse, Miró, Warhol ou Hockney.
Au musée Arken de Ishøj (www.arken.dk), du 23 janvier au 30 mai, invitation à une promenade dans « Le jardin de Miró ».
Dans l’enceinte constituée par la Brandts Klaedefabrik, à Odense, le Museum for Fotokunst (www.brandts.dk) montre jusqu’au 22 février la perturbante exposition « I, Tokyo » du photographe Jacob Aue Sobol.
Le Trapholt (www.trapholt.dk), situé dans la ville de Kolding, est un musée consacré à l’art, au design et à l’artisanat. Jusqu’au 7 février, une exposition est consacrée au peintre Per Kirkeby et au rapport de sa peinture avec la géologie.
Au Statens Museum for Kunst de Copenhague (www.smk.dk), une étonnante exposition, « Nature strikes back » : les rapports de l’homme et de la nature sous le prisme de l’art, de la période classique au contemporain. Ceci jusqu’au 5 avril.
En Norvège, L’Astrup Fearnley Museet d’Oslo (afmuseet.no) présente, du 21 janvier au 25 avril, une rétrospective du peintre norvégien Bjarne Melgaard, intitulée « Jealous ». Une œuvre inspirée par la littérature, le cinéma et la musique.
En Suède, le Konsthall de Göteborg (www.konsthallen.goteborg.se) consacre une double exposition aux new-yorkaises Andrea Geyer et Sharon Hayes, au croisement de l’activisme politique, de la représentation de genre et des stratégies féministes. Du 16 janvier au 18 avril.
Le Moderna Museet de Stockholm (www.modernamuseet.se) va se pencher aussi sur une artiste new-yorkaise méconnue en Europe, consacrant, du 13 février au 25 avril, la première rétrospective nordique à l’artiste Lee Lozano.
Réouverture, le 23 janvier, du Magasin 3 (www.magasin3.com), toujours à Stockholm, pour l’exposition des dessins de Sol Lewitt et qui sera visible jusqu’au 6 juin. On pourra aussi y voir les travaux sculpturaux de la Brésilienne Maria Nepomuceno, jusqu’au 6 juin. Ensuite, ce sera le tour de Tom Friedman pour « Up on the Air », du 5 février au 6 juin.
Direction, maintenant, la ville de Malmö avec la Konsthall (www.konsthall.malmo.se) pour « « Fall Out », autour du désir et du désengagement dans l’art contemporain. Du 14 janvier au 21 février. En attendant l’exposition consacrée à l’artiste conceptuel allemand Hans-Peter Feldmann, du 20 février au 2 mai.
Finlande : Du 22 janvier au 28 mars, le Kiasma de Helsinki (www.kiasma.fi) offre un panorama des sculptures organiques et des peintures du Norvégien Olav Christopher Jenssen. En attendant, vous pouviez voir, jusqu’au 14 février, l’exposition « Tracking Traces » autour des thématiques des signes et des messages.

Exposition Katarina Fritsch : Deichtorhallen, Hambourg.
Allemagne
Commençons par le nord et par la Hamburger Kunsthalle de Hambourg (www.hamburger-kunsthalle.de) qui va afficher, du 12 février au 9 mai, l’exposition « Pop Life » qui vient d’être vue à la Tate Modern de Londres. Avec, en têtes de pont, Andy Warhol, Keith Haring, Jeff Koons ou Damien Hirst autour des artistes qui ont orchestré leur œuvre (et leur personne) en direction intensive des médias pour mieux s’imposer sur le marché. Dans un autre lieu d’art de cette même ville, Katharina Fritsch est présente au Deichtorhallen (www.deichtorhallen.de) avec différentes installations très contrastées, puisant souvent leurs sources dans l’histoire ou la mythologie. Jusqu’au 7 février.
Nous l’avons vu l’année dernière au Jeu de Paume à Paris : les installations vidéo d’Harun Farocki se sont déplacées au Museum Ludwig de Cologne (www.museum-ludwig.de). Toujours avec les mêmes sujets de préoccupations socio-politiques comme l’influence du militaire ou le détournement des jeux vidéo, ceci jusqu’au 7 mars.
Baden-Baden : Georg Baselitz est à l’honneur et doublement célébré ; le musée Frieder Burda (www.museum-frieder-burda.de) présente « 50 années de peinture » tandis que la Staatliche Kunsthalle (www.kunsthalle-baden-baden.de) montre « 30 années de sculpture ». Vous avez jusqu’au 14 mars pour admirer ces deux expositions monographiques d’importance.
Rendons-nous à Bonn : Franz Ackermann est au Kunstmuseum (www.kunstmuseum-bonn.de), jusqu’au 21 février, avec d’impressionnantes structures picturales hautes en couleur, tandis que le Kunst und Ausstellungshalle der Bundesrepublik Deutschland (www.kah-bonn.de) propose, à partir du 29 janvier, l’exposition « Nieugerig ? (Curieux ?) » : l’art du 21ème siécle par le prisme de grandes collections privées d’art contemporain. On remarque les noms de Vito Acconci, Jake & Dinos Chapman, Peter Fischli/David Weiss, Hannah Höch ou Lucy McKenzy.
Intense activité à la Schirn Kunsthalle de Francfort (www.schirn-kunsthalle.de) où Laszlo Moholy-Nagy, grande figure du Bauhaus, est programmé jusqu’au 7 févier : peintures, photographies et travaux sur la lumière. Autre exposition, « Retina », proposée par Eberhard Havekost : des huiles sur toile autour d’une nouvelle proposition de perception optique tendant vers l’abstraction. C’est à voir jusqu’au 14 mars. Enfin, une troisième proposition consacrée au peintre français néo-impressionniste Georges Seurat, figure de proue du pointillisme. Jusqu’au 9 mai.
Importante exposition, celle consacrée à cet alchimiste de la lumière qu’est l’Américain James Turrell. Elle est intitulée « The Wolfsburg Project » puisque présenté au très réactif Kunstmuseum de Wolfsburg (www.kunstmuseum-wolfsburg.de). Une recherche qu’on peut qualifier de mystique : méditation et quête de la lumière intérieure par le biais d’installations lumineuses d’exception. Programmation jusqu’au 4 avril.
Direction Berlin pour la Hamburger Banhof (www.hamburgerbahnhof.de) pour une curieuse exposition de peinture proposée par l’Américain Walton Ford et intitulée « Bestiarium ». Des tigres, des singes, des lions ou des oiseaux, peints grandeur nature, se livrent à toutes sortes de confrontations et d’interactions. Une réflexion aussi sur la passé et le présent et sur la réalité et l’imagination. L’exposition aura démarré le 23 janvier et se prolongera jusqu’au 24 mai.
Nous sommes à Munich pour l’exposition « Golden Times » au Haus der Kunst (www.hausderkunst.de). Les artistes y participant sont Steven Claydon, Diango Hernández, Mai-Thu Perret et Sung Hwan Kim. Des regards sur la notion d’histoire, mais élastique et non linéaire, voire fragmentée. Interprétation, narration et fiction. Jusqu’au 11 avril. En attendant l’importante exposition consacrée à Ed Ruscha, « 50 Years of Painting » qui aura débuté le 1er février. Importance du dessin, de la photographie et du film dans sa peinture. D’autre part, à la Städtische Galerie im Lenbachhaus & Kunstbau (www.lenbachhaus.de), jusqu’à la fin du mois de janvier, exposition décalée consacrée à l’artiste autrichien Erwin Wurm.

Europe > Expositions hiver 2010
