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Europe-ete-automne-2009
1 / Les Beatles : exposition « Beatles to Bowie : the 60s exposed ». National Portrait Gallery, Londres.
2 / Keith Haring : exposition « Pop Life : Art in the Material World ». Tate Modern, Londres.
3 / Martha Rosler : exposition « Dark Side 2 ». Fotomuseum , Winterthur (Suisse).

Grande-Bretagne
Commençons par Londres où la Tate Modern (tate.org.uk/modern) - qui, par ailleurs, célèbre le centenaire du futurisme, jusqu'au 20 septembre - présentera, à partir du 1er octobre, « Pop Life : Art in a Material World », mise en évidence de la façon dont les artistes explorent les relations entre médias, commerce et glamour, afin d'élaborer à leur tour leur propre « marque ». Quelques jours plus tard, à partir du 13 octobre, la même Tate Modern affichera « Pure Beauty », une rétrospective de l'œuvre de John Baldessari. De son côté, la Tate Britain (tate.org.uk/britain) va donner dans le classique avec « Turner and the Masters », à partir du 23 septembre, en attendant de célébrer le fameux Turner Prize, tout début octobre.

Direction la Serpentine Gallery (serpentinegallery.org) où Jeff Koons est à l'honneur, jusqu'au 13 septembre, avec « Popeye Series » avant, à partir du 29 septembre, une importante exposition consacrée à Gustav Metzger. Proposition musicale de la National Portrait Gallery (www.npg.org.uk) « Beatles to Bowie : the 60s exposed », à partir du 15 octobre, présentant au travers de 150 photographies les stars de la pop et mettant en exergue l'interaction entre l'image, la musique, la mode et la performance qui ont participé à la construction de ces mythes. En matière de design, « Telling Tales », au Victoria & Albert Museum (www.vam.ac.uk), jusqu'au 18 octobre, réunit des designers de notoriété internationale dont le point commun est de travailler le potentiel narratif des objets. Partons au Design Museum (designmuseum.org). « Super Contemporary » rend hommage à la créativité de la ville de Londres, reconnue pour être au cœur et à l'origine des nouvelles tendances, qu'il s'agisse d'architecture, de design, de mode, d'art graphique ou appliqué, avec des artistes tels que Ron Arad et Paul Smith, ceci jusqu'au 4 octobre. Rendez-vous à la Royal Academy of Arts (royalacademy.org.uk) où Anish Kapoor est à l'honneur. Départ le 26 septembre.
À Gateshead, au Baltic Centre for Contemporary Art (balticmill.com), « Parrworld », à partir du 17 octobre, qui, comme son nom l'indique, nous plongera dans l'univers haut en couleur du célèbre photographe britannique Martin Parr. La Tate Liverpool (tate.org.uk/liverpool) va célébrer Mark Rothko avec « Seagram Murals », début octobre. Signalons enfin que la Tate St Ives (tate.org.uk/stives) nous intrigue avec la proposition « The Dark Monarch : Magic and Modernity in the British Art ». Affaire à suivre, dès le 10 octobre.

 

Belgique et Luxembourg
Le Palais des beaux-arts de Bruxelles (www.bozar.be) va proposer une savoureuse exposition BD « Sexties », annoncée pour le 25 octobre avec Guido Creepax (Histoire d'O), Paul Cuvelier (Epoxy), Jean-Claude Forest (Barbarella) et Guy Peelaert (Pravda la survireuse). Le Wiels, centre d'art contemporain (wiels.org), entame une exposition d'Anna Veronica Janssens, du 5 septembre au 15 novembre. Son travail s'appuie sur l'expérience sensorielle et sur la rencontre du corps et de l'espace. Le spectateur, ainsi désorienté, fait partie intégrante de ses installations. Direction Gand, au S.M.A.K (www.smak.be) pour une revue de la collection de sculptures, intitulée justement « Sculptural », dont Carl Andre, Barry Flanagan ou Bruce Nauman, dès le 5 septembre. À Anvers, le musée de la Mode (www.momu.be) rend hommage à la plus ancienne maison de maroquinerie du monde, « Delvaux. 180 ans de luxe belge », à partir du 17 septembre.

Au Luxembourg voisin, le Mudam (www.mudam.lu) présente Didier Marcel, du 10 octobre au 3 janvier. Au Casino (www.casino-luxembourg.lu), du 26 septembre au 10 janvier, l'exposition transdisciplinaire « sk-interfaces » réunit une vingtaine d'artistes internationaux. Autour de la création d'identités flottantes et de corps satellites. Thématique originale.

 

Pays-Bas
À Rotterdam, le Brésil est mis à l'honneur dans le cadre de la manifestation « Holland Art Cities », jusqu'au 27 septembre. « Brazil Contemporary » au Fotomuseum (www.nederlandsfotomuseum.nl) dévoile l'étonnante métamorphose de la culture visuelle brésilienne ; l'Institut néerlandais d'architecture (www.nai.nl) propose une exposition-découverte de São Paulo ; et le Museum Boijmans Van Beuningen (www.boijmans.nl) expose l'œuvre d'Hélio Oiticica. Au Boijmans également, du 19 septembre au 10 janvier, « The Art of Fashion : Installing allusions » confronte le monde de la mode et celui de l'art contemporain. De son côté, la Kunsthal (kunsthal.nl) va entamer « Modern Life. Edward Hopper et son temps », du 29 septembre au 17 janvier. Enfin, au De Pont Museum de Tillburg, c'est Bill Viola qui vous attend à partir du 12 septembre (www.depont.nl).

 

Salvador Dali
Salvador Dali : Métamorphose de Narcisse, 1937. Exposition « Dali, Dali… ». Moderna Museet, Stockholm.

Pays Nordiques
En attendant le sommet de Copenhague sur le climat prévu en décembre prochain, la rentrée nordique suit la piste de l'art et de l'engagement politique. L'œuvre multiforme du couple américano-cubain Jennifer Allora et Guillermo Calzadilla, qui ne délaisse pas l'ironie et l'inventivité dans sa critique serrée de la mondialisation, ou de la militarisation de paradis naturels tels l'île de Vieques, est à l'honneur au Nationalmuséet d'Oslo (nasjonalmuseet.no). Tandis qu'au Danemark, Arken, le musée d'art moderne d'Ishøj, poursuit le débat sur les rêves contemporains d'une vie meilleure avec le projet Utopia : trois grandes expositions en trois ans, chacune mettant au centre un artiste international. Le premier ? Le Chinois Qiu Anxiong qui, jusqu'au 22 novembre, via le train de Staring into Amnesia, nous convie à un périple sur place dans la mémoire perdue de « l'usine du monde » (arken.dk). Une autre invitation au voyage nous vient de l'excellent Louisiana d'Humlebaek : c'est en Amérique profonde, où le miracle Obama apparaît plus virtuel que réel, pour la grande exposition consacrée au photographe danois Jakob Holdt, qui a documenté de l'intérieur la face cachée du rêve américain à partir des années 1970 (louisiana.dk). Envie d'une pause ? Dans la ville d'Aarhus deux expositions sont à retenir : « Material zone » à l'Aarhus kunstbygning, sur l'extension du domaine de la peinture dans l'art contemporain à travers les travaux de dix artistes internationaux (aarhuskunstbygning.dk) et « Sense City à l'AroS », grande exposition personnelle de Jeppe Hein (aros.dk).

Trois expositions à Stockholm sont également à noter : « Sol Lewitt et Tal R » au Magasin 3 (magasin3.com), ainsi que « Dalí Dalí featuring Francesco Vezzoli », à partir du 19 septembre au Moderna Museet qui ramène Salvador Dalí en Suède après 25 ans d'absence avec le concours artistique et curatorial de l'artiste italien (modernamuseet.se). Engagement sociopolitique à Göteborg avec la biennale d'art contemporain (goteborg.biennal.org) qui affiche au programme des artistes tels Amar Kanwar, Susan Hiller, Candice Breitz et William Kentridge. Sous le titre « What a wonderful world », elle poursuit son exploration du pouvoir de l'art de représenter, interpréter, observer, et stimuler les mouvements et les transformations de la société.

 

Allemagne
À Berlin, le Martin Gropius Bau (www.berlinerfestspiele.de) présente « Le Corbusier », jusqu'au 5 octobre. À noter également, la rétrospective Pierre et Gilles au C/O de Berlin (co-berlin.info), programmée jusqu'au 4 octobre. Le Hamburger Kunsthalle (hamburger-kunsthalle.de) propose une superbe exposition de Sigmar Polke, jusqu'au 31 janvier 2010, qui se concentre sur les œuvres du début des années 1970. La Kunst und Ausstellungshalle der Bundesrepublik Deutschland de Bonn (bundeskunsthalle.de) présente sur près de 2 000 m2, une vaste rétrospective de l'œuvre de Markus Lüpertz, du 9 octobre au 17 janvier.

Autre artiste majeur invité au Haus der kunst de Munich (hausderkunst.de), jusqu'au 6 septembre : Thomas Schütte. L'exposition offre un aperçu du développement de ses œuvres des années 1980 à nos jours. À partir du 12 octobre, le musée présentera l'artiste chinois Ai Weiwei. Suivons « Le Cavalier Bleu », au musée Frieder Burda à Baden-Baden, (sammlung-frieder-burda.de), qui rassemble les chefs-d'œuvre de Franz Marc, August Macke, Wassily Kandinsky, Gabriele Münter et Alexej von Jawlensky, jusqu'au 11 octobre. Une curiosité, « Art for the Millions. 100 sculptures from the Mao Era » : ce sera au Schirn Kunsthalle (schirn.de), à partir du 24 septembre.

 

Autriche
Direction le Kunsthalle de Vienne (kunsthallewien.at) pour l'annonce d'une curieuse exposition : « 1989. the End of History or Beginning of the Future », avec entre autres, Marina Abramovic, Sophie Calle ou Maurizio Cattelan. Programmée pour le 9 octobre. Le Mumok (mumok.at) consacre « Cy Twombly. Sensations of the moment », jusqu'au 11 octobre. Cette superbe rétrospective rassemble pour la première fois en Autriche les œuvres de toutes ses périodes de création : sculpture, peinture, dessin, œuvre graphique et photographie, ainsi qu'une nouvelle série spécialement créée pour l'exposition. « Body And Language », au Palais Albertina (albertina.at), jusqu'au 27 septembre, est une exposition de photographie contemporaine, qui réunit des artistes tels que Helmut Newton et Erwin Wurm.

Le Museum der Moderne de Salzburg (museumdermoderne.at) expose « Tony Cragg. Second nature », jusqu'au 4 octobre. L'expo montre une sélection de sculptures réalisées depuis 2000, ainsi que ses œuvres sur papier, dessins et gravures, développées depuis les années 1970. Au Kunsthaus de Bregenz (kunsthaus-bregenz.at), place à Antony Gormley, jusqu'au 4 octobre. Enfin, au Kunsthaus de Graz (kunsthausgraz.at), une exposition ambitieuse : « Warhol, Wool, Newman. Painting real », du 26 septembre au 10 janvier.

 

Suisse
Au Kunstmuseum de Lucerne (kunstmuseumluzern.ch), l'exposition « Silence », jusqu'au 22 novembre, propose de réunir des œuvres de Ferdinand Hodler à Ugo Rondinone, dont la forme et le contenu renvoient à la paix et incitent à la contemplation. Allons maintenant au Kunsthalle de Zurich (kunsthallezurich.ch) qui consacre une exposition au photographe « John Miller », jusqu'au 15 novembre. Le Kunsthaus de Zurich (www.kunsthaus.ch) présente l'artiste roumain Mircea Cantor, jusqu'au 8 novembre, et aborde, sous l'angle de la figure dans l'espace, l'œuvre impressionniste de Georges Seurat, du 2 octobre au 17 janvier. Au Kunstmuseum Saint Gallen (www.K9000.ch), coup de projecteur sur l'artiste américain Steven Parrino, décédé prématurément en 2005 à l'âge de 47 ans, avec l'exposition « Born to be wild », jusqu'au 6 septembre. Le musée d'Arte de Lugano (mdam.ch) rassemble « Yves Klein et Rotraut », jusqu'au 13 septembre. Organisée en collaboration avec les archives Yves Klein de Paris, l'exposition présente une centaine d'œuvres de l'artiste ainsi qu'une série de films documentant ses performances. Etsi vous voulez avoir peur, allez début septembre au Fotomuseum de Winterthur (fotomuseum.ch) pour le choc « Dark Side 2 ». Violence garantie.

Sous le titre « Le principe d'incertitude », le Mamco de Genève (mamco.ch) accueille entre autres Nina Childress et Thomas Bayrle, jusqu'au 27 septembre. À l'occasion de son 25e anniversaire, la fondation de l'Hermitage de Lausanne (www.fondation-hermitage.ch) propose « Passions partagées », jusqu'au 25 octobre, qui regroupe des chefs-d'œuvre du 20e siècle dans les collections suisses : Francis Bacon, Georg Baselitz, Anselm Kiefer, Pierre Soulages... Direction le Kunstmuseum de Bâle (kunstmuseumbasel.ch) pour une exposition d'envergure : « Vincent van Gogh. Entre Terre et Ciel : le Paysage », jusqu'au 27 septembre. La fondation Beyeler à Riehen (beyeler.com) met à l'honneur Giacometti, jusqu'au 11 octobre, et rassemble une centaine de travaux de toutes les périodes de création de l'artiste, appartenant à sa famille et à des collections réputées. Puis retour à l'art actuel avec les œuvres souvent textuelles de l'Américaine Jenny Holzer. À partir du 1er novembre.

 

Arizona State Capitol
Frank Lloyd Wright : projet Arizona State Capitol “Oasis”. Exposition au Guggenheim Bilbao.

Italie
Pour un aperçu de la foisonnante rentrée artistique italienne, nous vous proposons trois régions emblématiques. Celle de Venise reste le point de départ incontournable : en plus de la biennale, trois expositions sont à retenir. « Astrazioni » au Museo Correr, dans le cadre de Futurismo 100, l'événement le plus important de cette année de célébration du centenaire du manifeste du futurisme. « That obscure side of art » à la Ca' Rezzonico, qui jette « un regard insolite sur la production artistique russe des derniers trente ans, et met en lumière sa complexité au-delà des lieux communs » à travers 70 œuvres d'artistes tels Yuri Albert, Ivan Chuikov, Vitaly Komar, Boris Orlov, ou Alexander Ponomarev (museiciviciveneziani.it). L'Anima dell'Acqua, à la Ca' d'Oro Galleria Franchetti, où l'art plonge dans l'eau avec, entre autres, des œuvres inédites de Fabrizio Plessi et des installations de Bill Viola (www.cadoro.org).

En Lombardie, dix musées d'art contemporain se sont réunis pour la première édition du projet Twister, dans le but de sélectionner (Suite de la page 16) exposer et acquérir des œuvres spécifiques d'artistes contemporains conçues et produites pour chaque musée, dont Mario Airò, Carlo Bernardini, Loris Cecchini, Chiara Dynys, Lara Favaretto, Marzia Migliora, Ottonella Mocellin (www.twisterartecontemporanea.com). Les œuvres sont inaugurées simultanément le 3 octobre, lors de la cinquième édition du jour de l'art contemporain, qui prévoit cette année des portes ouvertes dans plus de mille lieux d'art dans toute l'Italie.

En Toscane, Florence s'interroge sur les nouveaux moyens de représenter le réel, avec l'exposition « Realtà manipolate », sous-titrée : « Comment les images redéfinissent le monde », au Centro di Cultura Contemporanea Strozzina. Elle montre les photographies et les vidéos de 23 artistes internationaux qui exploitent la puissance de transformation du réel des nouvelles technologies, ou qui la refusent tout court, pour « des visions inédites du monde contemporain ». Parmi les artistes : Sonja Braas, Elena Dorfman, Andreas Gursky, Aernout Mik, et Cindy Sherman (strozzina.org). Sienne propose un arrêt sur image via l'exposition consacrée à la photographe américaine Francesca Woodman au musée Santa Maria della Scala, avec une sélection de 114 photographies, dont certaines jamais imprimées jusque-là (www.santamariadellascala.com). Last but not least, Prato fait le point sur l'art brésilien contemporain, avec « After Utopia » au Centro Luigi Pecci, à travers des artistes qui ont fait de l'art contemporain « un terrain d'échange et un moyen d'interrelation », avec, entre autres artistes, Janaina Tschäpe, Antonio Dias, et Marcos Chaves (www.centroartepecci.prato.it).

 

Espagne / Portugal
Madrid, Centro de Reina Sofia : deux expositions autour de la question de la mémoire, d'une part avec l'Américain Matthew Buckingham, jusqu'au 27 septembre, d'autre part avec le plasticien croate David Maljkovic, à partir du 9 septembre (www.museoreinasofia.es). Le Guggenheim Bilbao (www.guggenheim-bilbao.es) fêtera l'architecte américain Frank Lloyd Wright, le 23 octobre, une rétrospective vue précédemment à New York. Quant au MACBA de Barcelone (www.macba.cat), sa programmation la plus emblématique sera « La anarquia del silencio. John Cage y el arte experimental » : nouveaux horizons musicaux. Toujours dans la cité catalane, la fondation Miró (fundaciomiro-bcn.org) se réjouit d'avoir accueilli les vidéos de Pipilotti Rist, jusqu'à fin octobre.

La Castille n'est pas en reste avec le MAC de León (musac.es) qui présente la première exposition en Espagne d'Ugo Rondinone, intitulée « The Night of Lead ». Des vidéos, des installations et les mêmes sculptures, à la fois terrifiantes et humoristiques, qu'on pourra voir, lors du prochain festival d'Automne à Paris. Quant au Portugal, c'est toujours la fondation Serralves (serralves.pt) qui mène le bal, en célébrant, sous le commissariat de Florence Camard, un des grands noms des arts décoratifs et du style Art déco français, le décorateur Jacques-Émile Ruhlmann, pour une exposition sous-titrée « La fraternité des arts ». Jusqu'au 27 septembre.

 

Dossier préparé par Alexandra Marini, Giannina Mura, Bernard Matharan.