
Jean-Michel Basquiat dans son atelier de Great Jones Street, New York, 1985.
Page d'accueil : Jean-Michel Basquiat : Zydeco, 1984.
Exposition « Basquiat ». Musée d'Art moderne de la ville de Paris.
Commençons par « Le parcours de travail », exposition regroupant pour la première fois, un ensemble important de photographies de Karl Lagerfeld. La première partie montrera les thématiques fortes du photographe Karl Lagerfeld : portrait, mode, paysage ou architecture. La seconde partie montrera son travail plus expérimental autour du tirage. Ce sera du 15 septembre au 31 octobre à la MEP (www.mep-fr.org) Quelques jours plus tôt, à partir du 8 septembre, d'autres expositions auront commencé dans ce même lieu dont celle consacrée à Kimido Yoshida que vous pourrez découvrir en Torero de Picasso ou en Ophélie de Delacroix. Jusqu'au 31 octobre.
> Mais que se préparait-t-il au Centre Pompidou (www.cnac-gp.fr) ? Nous avons les réponses : vous aviez jusqu'au 13 septembre pour aller voir les sculpures d'Étienne-Martin ou les photographies de Valérie Jouve. Vous pouvez enchaîner dès le 15 septembre avec Gabriel Orozco qu'on vient de voir dans une grande exposition au Kunstmuseum de Bâle. Artiste en constant déplacement, sans atelier fixe, Gabriel Orozco rejette les identifications nationales ou régionales, et puise son inspiration dans les différents lieux où il vit et voyage. Né en 1962 à Jalapa au Mexique, il vit actuellement entre Mexico, New York et Paris. Son approche ouverte, en perpétuelle évolution, propose des échelles variées ainsi qu'une grande diversité de médiums : photographie, dessin, peinture, sculpture, installation sont maniés avec aisance, liberté et fluidité. Pour l'exposition au Centre Pompidou, Gabriel Orozco propose un dispositif inédit basé sur l'idée de l'atelier. Sans cimaises, sans dénominations ni commentaires, les œuvres sont disposées avec une simplicité proche du moment de leur création. Ce sera jusqu'au 13 janvier.
> Une semaine plus tard, grande rétrospective consacrée à l'un des phares du Nouveau Réalisme, Arman. Du 22 septembre au 10 janvier. L'exposition réunit près de 120 oeuvres et propose une traversée de l'oeuvre d'Arman de la seconde moitié des années 50 aux dernières années du 20ème siècle. Membre fondateur du Nouveau Réalisme, mouvement préconisant de nouvelles« approches perceptives du réel », Arman a développé une oeuvre en lien direct avec son époque, utilisant comme matière artistique les objets manufacturés produits par la société de consommation. L'exposition montre les deux fondamentaux de l'oeuvre d'Arman : le geste, hérité de la pratique des arts martiaux, à travers un choix de documents filmés d'actions d'Arman, et l'objet comme vecteur de formes artistiques nouvelles. Le parcours proposé s'organise autour de sept thèmes qui mettent l'accent sur les grandes problématiques plastiques de l'artiste
> De quoi lutter à armes égales avec une autre rétrospective, celle concoctée par le musée d'Art moderne de la ville de Paris avec, comme affiche, Jean-Michel Basquiat. Cette vaste rétrospective, organisée à l'occasion du 50e anniversaire de la naissance de l'artiste, est la première de cette envergure à être présentée en France. En 1984, le musée d'Art moderne de la Ville de Paris avait déjà présenté Jean-Michel Basquiat dans une exposition collective consacrée au mouvement de la Figuration Libre France/USA, aux côtés de Robert Combas, Hervé Di Rosa, Keith Haring. Du 15 octobre au 15 janvier. Toujours dans le même lieu, à partir du 8 octobre, voici la première rétrospective en France du photographe et réalisateur Larry Clark, né en 1943 à Tulsa aux Etats-Unis. Conçue en étroite collaboration avec l'artiste, elle revient sur 50 années de création à travers plus de 200 tirages d'origine, pour la plupart inédits. De ses clichés noir et blanc du début des années 1960 aux longs métrages qu'il réalise depuis 1995 tels que Kids (1995), Bully (2001) ou Ken Park (2002), Larry Clark, internationalement reconnu pour son travail, traduit sans concession la perte de repères et les dérives de l'adolescence. À côté des portraits de nouveaux-nés et d'animaux réalisés par sa mère photographe dont il était l'assistant, l'exposition présente les images mythiques de Tulsa (1971) et Teenage lust (1983), ainsi que des œuvres inédites de ces périodes. Son film 16 mm sur la vie des toxicomanes de Tulsa, tourné en 1963 et récemment retrouvé, est également projeté pour la première fois. Des skateboarders de New York au ghetto latino de Los Angeles, Larry Clark révèle, dans ses séries photographiques des années 1990 et 2000, le quotidien d'adolescents trompant l'ennui en expérimentant drogues, sexe et armes à feu. Les séries 1992, The Perfect Childhood (1993) et Punk Picasso (2003), toujours issues de la culture de la rue et du rock, affirment son regard acéré sur la marginalité. Du 15 octobre au 30 janvier.
> Jusqu'au 26 septembre, à travers l'exposition « Monet et l'abstraction » du musée Marmottan à Paris, confrontation d'artistes qui furent saisis par la fulgurante ouverture que proposait ce courant dont Monet fut l'inconditionnel illustrateur. Aux côtés de Monet, Kandinsky, Pollock ou Rothko. Une manifestation qui aura préfiguré la grande rétrospective consacrée à Claude Monet au Galeries nationales du Grand Palais (www.rmn.fr) du 22 septembre au 24 janvier. Depuis trente ans, il n'avait été l'objet, en effet, d'un tel hommage parisien. L'ambition est haute : porter un nouveau regard sur Monet. Des travaux méconnus vont ponctuer l'effet de surprise. De toute façon, voici une expo qui va se jouer à guichets fermés.
> Vous n'êtes pas non plus sans ignorer que Takashi Murakami va créer le buzz au château de Versailles. Du soft, pas de zigounette comme celle de My Lonesome Cowboy. Du mignon en priorité. Voici ce qu'en dit le président Jean-Jacques Aillagon : « Après le succès international de l'exposition Jeff Koons Versailles, en 2008, et le remarquable travail de création d'oeuvres spécifiques de Xavier Veilhan, en 2009, c'est Takashi Murakami qui, cette année, est invité à présenter son oeuvre à Versailles. En prenant le parti de créer à cette occasion des oeuvres nouvelles qui s'ajouteront à certaines autres appartenant déjà à son répertoire, il s'inscrit bien dans la tradition d'ouverture à la création de Versailles. Murakami est l'un des artistes les plus célèbre de notre temps. La confrontation de sa célébrité à celle du Château de Versailles permet de mesurer à quel point, par dessus les siècles qui les séparent, les chefs d'oeuvre du passé savent dialoguer avec ceux du présent et ceux du présent avec ceux du passé. Le talent de Murakami a su créer une imagerie nouvelle, puisant à la fois dans les ressources de la tradition de son pays, dans celles de la bande dessinée japonaise - le manga - mais aussi dans toutes les expressions des cultures pop. Sa virtuosité, sa familiarité avec les matériaux précieux, son sens de la fonction médiatique de l'art trouvent, dans cette vaste « machine » à créer, à innover et à communiquer que fut Versailles, un écho tout particulièrement intéressant ». Du 14 septembre au 12 décembre.
> De la photographie d'un maître hongrois au Jeu de Paume (www.jeudepaume.org) : il s'agit d'André Kertész qui n'avait jamais vu son œuvre faire l'objet d'une véritable rétrospective en Europe, bien qu'il ait fait don de tous ses négatifs à l'État français. Il est pourtant l'un des photographes majeurs du 20e siècle tant du point de vue de la richesse de son œuvre que de la longévité de sa carrière. Pour la première fois, une exposition monographique consacrée à André Kertész réunira un ensemble conséquent d'épreuves et de documents originaux qui permettront d'explorer les différentes époques de sa vie et de son parcours d'auteur. L'exposition montrera comment, dans l'œuvre de Kertész, s'élabore une poétique de la photographie. Le parcours d'images proposé met en valeur l'autonomie de chaque photographie, tout en le ponctuant par des séries ou des thèmes récurrents (comme par exemple les distorsions, les buildings new-yorkais, les cheminées ou la solitude). Du 28 septembre au 6 février.
> Nous irons voir avec curiosité « Mobi-Boom, l'explosion du design en France (1945-1975) » aux Arts décoratifs (www.lesartsdecoratifs.fr). 1945 -1975 : tout au long de cette période dite Les Trente glorieuses, la création de mobilier se modifie profondément tant dans les formes que dans les matériaux. Suivant l'évolution du mode de vie, cette révolution s'accompagne d'une démocratisation de la production grâce au mobilier de série et à la création de nouveaux circuits de distribution. C'est l'avènement de la table basse, du canapé lit, des modules de rangement, du meuble multifonction. C'est aussi celui du Formica, des mousses, du plastique, qui offrent aux créateurs la possibilité d'imaginer de nouvelles formes. Du rationalisme des années 1950 à l'utopie des années 1960, ces nouveaux objets sont enfin à la portée du plus grand nombre.Ce phénomène sans précédent est dû à une nouvelle génération de créateurs et d'éditeurs audacieux et d'un nouveau type de diffusion. À travers une sélection de plus de 150 créations signées Pierre Guariche, Joseph-André Motte, Alain Richard, Charlotte Perriand, Jean Prouvé, Marcel Gascoin, Marc Held, Roger Tallon, Olivier Mourgue ou Pierre Paulin, ce sont les diffuseurs et les éditeurs comme Roche Bobois, Roset, Airborne, Huchers Minvielle, Prisunic, Mobilier International, Meubles TV, Steiner, ou Steph Simon, qui sont mis en avant. Du 23 septembre au 2 janvier.
> Après Ugo Rondinone en 2008 et Jeremy Deller en 2009, le Palais de Tokyo invite l'artiste britannique Adam McEwen à devenir commissaire d'exposition et lui donne carte blanche pour concevoir un projet hors norme dans ses murs. Après Ugo Rondinone en 2008 et Jeremy Deller en 2009, le Palais de Tokyo invite l'artiste britannique Adam McEwen à devenir commissaire d'exposition et lui donne carte blanche pour concevoir un projet hors-norme dans ses murs.Voici sa déclaration d'intention : « Les salles du Palais de Tokyo ressemblent à l'atelier d'un artiste, qui ressemble au cerveau d'un artiste - et le cerveau d'un artiste ressemble lui-même à un paysage. Un paysage dans lequel une forme de geste est appelé à se déployer. La notion de « progrès », dans ce contexte, n'a qu'une valeur indicative : elle doit sans cesse être réinventée de toutes pièces. L'expression Fresh Hell est souvent attribuée à tort à Shakespeare, généralement à Macbeth ; mais Dorothy Parker en est la véritable auteure. Cet exemple d'infime glissement historique est révélateur. à même le plancher de l'atelier, l'histoire avance à la manière d'un chaos enchevêtré et organique, à l'intérieur duquel l'artiste navigue, se demandant par où passer. » Ce sera du 20 octobre au 16 janvier.
> Du neuf à la Maison Rouge (www.lamaisonrouge.org) : il s'agit de la première exposition conçue et organisée collectivement par le groupe de fondations Face, dont les membres sont : la fondation DESTE, Athènes (Grèce), la fondation Ellipse, Cascais (Portugal), la fondation Sandretto Re Rebaudengo, Turin (Italie), Magasin 3 Stockholm Konsthall (Suède) et la Maison Rouge, Paris (France). Concernant les artistes, des noms circulent déjà : Mark Dion, William Kentridge, Bruce Nauman, Kara Walker, Fishli & Weiss, Virginie Barré, Maurizio Cattelan, Thomas Hirschhorn. Prometteur. Du 23 octobre au 16 janvier.
> « Hans Hartung. Estampes » à la BnF site François-Mitterrand (www.bnf.fr), du 12 octobre au 16 janvier, précise le travail méconnu de cet artiste, maître de l'abstraction. C'est l'œuvre imprimée - à travers gravures et lithographies - qui va nous être montrée. Hans Hartung (1904-1989) est l'un des plus grands représentants de la peinture abstraite. La Bibliothèque nationale de France expose son oeuvre gravé avec le concours de la Fondation Hartung-Bergman. L'exposition est une rétrospective de l'œuvre imprimé de Hans Hartung (gravures et lithographies), aspect méconnu de son travail. Hans Hartung est en effet avant tout un peintre qui s'est beaucoup intéressé à l'estampe. Le plus souvent, il cherche à transposer ses recherches picturales au moyen des techniques d'impression qui peuvent également inspirer son travail de peintre. L'exposition mettra en valeur ce va et vient entre l'estampe d'une part, le dessin et la peinture de l'autre. Dès le début des années vingt, l'objet disparaît de la peinture de Hans Hartung. Ce virage vers l'abstraction s'opère au contact des maîtres de l'art ancien, dans l'ignorance totale de l'abstraction de son temps et d'emblée, sa peinture parvient à un style proche de ses œuvres de maturité : champs de forces, tension des grands signes noirs, épanchements chromatiques. Établi définitivement à Paris en 1935, Hartung y présente sa première exposition personnelle dès 1947 ; puis, en 1948, il expose avec Wols, Picabia, Stahly, Mathieu, Tàpies, et Bryen, devenant l'un des chefs de file de l'art informel en France. La galerie La Hune et la galerie de France montrent par la suite son œuvre gravé et le Musée national d'art moderne lui consacre une rétrospective en 1969. L'exposition est construite autour de la riche collection de la BnF qui provient du dépôt légal, ainsi que d'une donation de 344 estampes données en 2010 par la Fondation Hartung-Bergman.
> Importante exposition au musée Rodin (www.musee-rodin.fr) consacrée au sculpteur anglais Henry Moore et première grande rétrospective organisée à Paris depuis plus de trente ans. Pour évoquer l'atmosphère de l'atelier de Moore à Perry Green, en Angleterre, devenu aujourd'hui la Fondation Henry Moore, le musée Rodin présentera plus de 150 sculptures, deux pièces monumentales, une cinquantaine de dessins et trois albums de croquis, ainsi que des ossements, coquillages, morceaux de bois, et débris de toutes natures que l'artiste ramassait au cours de ses promenades et parmi lesquels il travaillait. Cet ensemble retrace la carrière de l'artiste de 1930 au début des années 1980. Dialogues entre le sculpteur et l'objet trouvé, les premières œuvres aux formes abstraites cohabitent à partir de 1939 avec des figures couchées, références explicites au corps humain que l'on peut percevoir comme autant de paysages. Les découpes asymétriques de la figure humaine, les espaces vides creusés dans la masse caractérisent alors ses rondes-bosses. Ce n'est qu'à la fin de sa vie que Moore entreprend une série de pièces colossales, parmi lesquelles Locking Piece et The Arch, qui seront exposées dans la cour de l'hôtel Biron. Le sculpteur a également beaucoup dessiné. L'exposition présentera de nombreuses études préparatoires pour des sculptures, des croquis d'os, de coquillages, de figures. Les célèbres dessins illustrant la vie des gens dans les abris pendant la Seconde Guerre mondiale viendront compléter cette sélection. Voici les dates : du 15 octobre au 27 février.
> De l'art contemporain russe au musée du Louvre (www.louvre.fr), du 14 octobre au 24 janvier : à la suite de l'exposition « Sainte Russie, l'art russe des origines à Pierre le Grand », le Musée du Louvre a souhaité rendre compte de la Russie du présent, en montrant la création contemporaine russe, encore mal connue en France. C'est « Contrepoint ». Plus d'une quinzaine d'artistes seront ainsi présentés : AES + F Group, Yuri Albert, Blue Noses, Erik Boulatov, Alexander Brodsky, Olga Chernysheva, Dubossarsky et Vinogradov, Dmitry Gutov, Emilia et Ilya Kabakov, Alexei Kallima, Komar et Melamid, Valery Koshlyakov, Yuri Leiderman, Igor Makarevich et Elena Elagina, Diana Machulina, Andrei Monastyrsky, Pavel Pepperstein, Avdei Ter-Oganyan, Vadim Zakharov. L'exposition va se dérouler dans les fossés médiévaux, la salle de la maquette, le donjon et la salle Saint Louis, autant de lieux qui témoignent de ce que fut le Louvre médiéval, une forteresse du 12e siècle mise au jour par les travaux du Grand Louvre. Ces vestiges archéologiques sont porteurs d'utopies architecturales auxquelles font écho les travaux de certains artistes comme Ilya Kabakov et Igor Makarevich. Cet espace souterrain suscite également la fiction et l'imaginaire comme le montrent les oeuvres d'Alexei Kallima, Valery Koshlyakov et Vadim Zakharov. La plupart des artistes vont produire en effet une œuvre spécifique adaptée à l'architecture du lieu. Autre espace investi par ce Contrepoint, le jardin des Tuileries recevra, grâce au musée de Perm, le Pavillon Rotonda II d'Alexander Brodsky, célèbre architecte mais également sculpteur.
Dossier préparé par Jean-Pierre Frimbois.



