
Photographie d'Eadweard Muybridge. Tate Britain, Londres : du 8 septembre au 16 janvier.
> Page d'accueil : Andy Warhol : Yellow Liz, 1963, détail.
« Andy Warhol. The Early Sixties », Kunstmuseum, Bâle. Du 5 septembre au 23 janvier.
Grande-bretagne
Le point fort de la rentrée culturelle londonienne revient à la Tate Modern (tate.org.uk/modern) qui propose l'exposition-événement consacrée à Paul Gauguin, du 30 septembre au 16 janvier prochain. Elle couvrira les différents aspects de sa création : peintures, dessins, mais aussi sculptures et céramiques.
> « Exposed : Voyeurism, surveillance and the camera » est toujours en cours jusqu'au 3 octobre avec 200 travaux photographiques d'artistes reconnus comme Nan Goldin, Philip-Lorca diCorcia ou Robert Franck.
> Enfin, toujours à la Tate Modern, The Contemporary Art Society présente le travail de Richard Wright, lauréat du Turner Price 2009. Du 13 septembre au 5 décembre.
> La Tate Britain (tate.org.uk/britain) présente du 8 septembre au 16 janvier l'œuvre d'Eadweard Muybridge, l'un des photographes britanniques les plus influents de l'histoire grâce à ses expériences photographiques sur le mouvement. L'exposition rassemble pour la première fois ses travaux les plus éloquents sur les paysages américains et ses fameuses études du mouvement des animaux et des hommes.
> Toujours à la Tate Britain, dans le registre contemporain, les dessins de Rachel Whiteread sont aussi présentés du 8 septembre au 16 janvier. Principaux axes de son travail : la texture et la surface, le vide et la présence et cette subtile observation des traces humaines dans la vie de tous les jours. À voir du 13 septembre au 5 décembre.
> Le Design Museum (designmuseum.org) met à l'honneur, du 22 septembre au 30 janvier, le travail de l'architecte britannique John Pawson avec l'exposition « Plain Space ». Son travail est reconnu pour son attachement rigoureux à la réduction visant la simplicité, la clarté et la grâce des espaces et agencements qu'il crée. Importante installation, films, photographies et travaux préparatoires.
> La Serpentine Gallery (serpentinegallery.org) a inauguré le 10e Serpentine Gallery Pavilion et présente pour ce faire le projet de l'architecte Jean Nouvel. Jusqu'au 17 octobre. > Le Victoria and Albert Museum (www.vam.ac.uk) propose « Shadow Catchers, Camera less Photography » du 13 octobre au 20 février. Une étonnante exposition de cinq artistes internationaux. Pierre Cordier, Susan Derges, Adam Fuss, Garry Fabian Miller and Floris Neusüss travaillent depuis près de vingt ans sur l'idée originale qu'un appareil n'est pas nécessaire pour obtenir une photographie.
> Toujours en cours jusqu'au 26 septembre, l'exposition « Grace Kelly, Fashion Icon », qui revient sur la spectaculaire garde-robe de l'actrice et princesse. > Jusqu'au 22 septembre, à la Royal Academy of Arts (www.royalacademy.org) vous pouvez voir Tracey Emin sous un autre angle, celui du croquis et de la gravure. Plus romantique que sa production habituelle. > La National Portrait Gallery (npg.org.uk). organise l'annuel BP Portrait Award qui encourage et récompense la pratique du portrait peint.
> Du 18 septembre au 28 novembre, Liverpool sera également au cœur de cette rentrée culturelle avec la Liverpool Biennal, événement très attendu en Grande-Bretagne en matière d'art contemporain. > Parcours dans les lieux publics et dans certaines galeries et institutions dont la Tate Liverpool (tate.org.uk/liverpool) organisé autour du thème de l'interaction comme pour ces sculptures de Franz West invitant directement le spectateur à s'asseoir, voire à se coucher dessus.
> Enfin à Gateshead, au Baltic-Centre for Contemporary Art (balticmill.com), l'immense installation de Tomas Saraceno explore les origines et la structure de l'univers. Jusqu'au 10 octobre.

Wim Delvoye, Suppo, 2010, inox.
Au Bozar de Bruxelles, à partir du 20 octobre.
Belgique et Luxembourg
Cap sur la Belgique où le festival « Afrique Visionnaire » a débuté au mois de juin à Bruxelles et reste le point central de la programmation du Bozar (www.bozar.be) jusqu'au 26 septembre. Organisé à l'occasion des cinquante ans de l'indépendance du Congo et de seize autres pays africains, il est réalisé en collaboration avec le Musée royal de l'Afrique centrale à Tervuren et propose divers événements, expositions, concerts, débats et performances autour d'une exposition phare « Geo-Graphics : A Map of Art Practices in Africa Past and Present ». Le principe de l'exposition, dont le commissaire est le célèbre architecte africain David Adjaye, est de recontextualiser quelque 220 objets issus de la culture africaine empruntés aux musées, aux collections publiques ou privées belges en les mettant en regard de productions contemporaines choisies dans huit centres d'art à travers l'Afrique reconnus pour le rôle important qu'ils jouent dans le développement et le rayonnement culturel africain.
> La Biennale été de la photographie organisée pour la 3e fois par le Bozar suit la thématique du festival. Parmi les nombreux événements qu'elle propose à travers la Belgique, l'exposition principale se tient au Bozar : « Un rêve utile : photographie africaine 1960-2010 ». Il s'agit d'un panorama de la photographie africaine contemporaine, mais surtout de montrer le regard des Africains eux-mêmes sur leur propre continent en dehors de toute vision occidentale.
> Une exposition très forte sur le plan des images est également consacrée au photographe sud-africain d'origine américaine Roger Ballen. Depuis près de trente ans, il côtoie un univers singulier entre rêve et réalité et fait évoluer son œuvre du style documentaire de ses débuts aux compositions plus picturales de ces dernières années. Quelque 200 photographies retraçant son parcours permettent de découvrir cette œuvre énigmatique.
> Du 20 octobre au 23 janvier, la programmation change de cap avec une exposition des œuvres gothiques de Wim Delvoye : cathédrales monumentales en métal, christ tordus et vitraux érotiques sont à mettre au compte des innombrables détournements chers à l'artiste. L'implication religieuse semble ici agir comme le retour du refoulé manipulé par le savoir-faire de l'ami Wim. Sa flèche gothique plantée sur le toit du Palais va côtoyer celle de l'hôtel de ville de Bruxelles. Une exposition qui ne manquera pas d'excentricité et qui sera à voir en parallèle avec l'exposition Lucas Cranach.
> Au Wiels (wiels.org), la présentation du travail de Wangechi Mutu, artiste kenyanne installée à New York et consacrée Deutch Bank Artist de l'année 2010 se poursuit jusqu'au 12 septembre. Sa technique est mixte : collages mélangeant beauté et horreur, combinant paillettes, fourrure animale et coupures de magazines, représentant des corps de femmes déformés, mutants. Le résultat est séduisant, imposant, fascinant. > Du 9 octobre au 30 janvier, le Wiels accueille la deuxième étape de la grande rétrospective de l'œuvre de Francis Alÿs organisée en partenariat avec la Tate Modern de Londres et le MoMA de New York. « A Story of Deception » montre comment avec différents modes d'expression, il explore les sujets politiques et sociaux contemporains et internationaux.
> Fin octobre, le MAC's (mac-s.be) va convier Giuseppe Penone à poser son regard sur le site du Grand-Hornu au travers d'une exposition monographique. > Le SMACK de Gand aborde la rentrée sur un mode didactique avec les deux expositions centrées autour de ses propres collections : « Xanadu » et « Inside installation ». « Xanadu » consiste à inviter un commissaire extérieur à livrer son regard sur la collection du musée. Hans Theys s'est essayé à cet exercice en dialogue avec des artistes comme Raoul de Keyser, Panamarenko, Luc Deleu, Ann Veronica Janssens, David Claerbout ou Tamara van San. Sa démarche est double : d'une part montrer la collection sous un jour nouveau en mettant en valeur les spécificités de chacun, et d'autre part compléter la collection par d'autres œuvres d'art contemporain empruntées à différentes institutions belges. Pour ce faire, il met au point un véritable plaidoyer en faveur d'une collection d'art contemporain belge unique, gérée par plusieurs institutions. Parallèlement, jusqu'au 3 octobre également, « Inside Installation » est une réflexion autour de ce mode de création que sont les installations et examine la complexité de cet art et les questions qui se posent lorsqu'une installation est présentée.
> Au MUKHA d'Anvers (muhka.be), jusqu'au 19 septembre, vous pouvez voir une sélection de performances 2001-2008 de Jan Fabre, sous le titre générique « Art kept me out of jail ». > Toujours à Anvers, mais au Mode Museum (momu.be) avec Stephen Jones & The Accent of Fashion, le monde d'un chapelier star londonien qui travaille déjà depuis plus de trois décennies avec les plus grands noms de la mode internationale. Du 8 septembre au 13 février.
> Direction le Luxembourg : le Mudam (www.mudam.lu) a invité huit artistes à investir ses espaces avec des projets conçus spécifiquement pour cette occasion. C'est « Sketches of Space ». Jusqu'au 19 septembre. Puis, du 10 octobre au 22 mai prochain, ce sera Daniel Buren qui proposera une installation réalisée spécifiquement pour le lieu.
> Enfin, allons au Casino (www.casino-luxembourg.lu). Le Français Bruno Peinado sera l'invité pour une rétrospective intitulée « Baroque Courtoisie ». Ce sera du 25 septembre au 15 janvier.

Photographie de Michael Reisch. « The Adventure of Reality ».
Kunsthal, Rotterdam. Du 25 septembre au 16 janvier.
Pays-Bas
Le programme Holland Art Cities se poursuit jusqu'à la fin de l'année. À Amsterdam, il restait jusqu'au 17 septembre, pour voir l'exposition des pionniers de l'art moderne, « De Matisse à Malevitch » au musée de l'Hermitage.
> À La Haye, le Gemeentemuseum (gemeentemuseum.nl) a concocté une rentrée culturelle dense et éclectique. « Changing Times-New Worlds » est une exposition préparée à partir des pièces maîtresses de la collection du musée. Partant du principe qu'au fur et à mesure que les temps changent, de nouveaux mondes se créent, les différentes pièces du musée sont consacrées à des mondes artistiques différents. Jusqu'au 14 novembre. > Par ailleurs, à partir du 18 septembre et jusqu'au 12 décembre, le design allemand sera à l'honneur avec l'exposition « Horrix & Mutters ».
> Troisième volet : du 11 septembre au 16 janvier, Louise Bourgeois et Hans Bellmer noueront un passionnant dialogue autour de leur œuvre. Alors qu'ils ont tous les deux navigué autour du surréalisme dans les années 1930, les deux artistes ne se sont jamais rencontrés. Néanmoins, leurs créations ont quelque chose d'étonnamment commun. Le corps humain est dans les deux cas au centre de la démarche artistique. Dans l'exposition « Double Sexus », les travaux des deux artistes sont regroupés dans une confrontation intrigante autour de thèmes communs ou complémentaires tels que la fantaisie féminine, la complexité masculine, l'ambiguïté sexuelle et finalement, comme lien commun, la quête d'identité.
> À Rotterdam, cet automne sera marqué par deux expositions phares : Van Dongen au musée Boijmans Van Beuningen et Edward Munch à la Kunsthal. Le musée Boijmans Van Beuningen (boijmans.nl) célèbrera l'incroyable talent artistique de Kees Van Dongen. Cet événement, d'envergure internationale, présentera près de 80 pièces maîtresses de l'artiste dont pas moins de 60 peintures ainsi que dessins, objets d'art décoratif, photographies, empruntés à des collections publiques et privées à travers le monde. « All Eyes on Kees Van Dongen » offre une vue d'ensemble de la carrière de cet artiste allemand qui a connu le succès à Paris avec ses portraits de femmes colorés et incisifs : femmes aux yeux immenses, nus, acrobates, femmes-couture inspirées par le créateur Paul Poiret, petites amies, amies ou encore maîtresses de Pablo Picasso avec qui il partagea un temps un atelier. Quelques hommes jalonnent sa carrière : son père, le boxeur Jack Johnson et plusieurs jazzmen.
> Par ailleurs, « Infernopolis » se poursuit jusqu'au 26 septembre. Cette exposition est le fruit d'une collaboration entre le musée Boijmans Van Beuningen et les autorités du port de Rotterdam et se tient sur un quai de sous-marins abandonné. L'artiste néerlandais Atelier Von Lieshout est venu investir ce lieu inédit. Et jusqu'au 17 octobre, l'installation monumentale Notion Motion d'Olafur Eliasson est toujours visible.
> La Kunsthal (www.kunsthal.nl), de son côté, présente une grande exposition Edward Munch, du 18 septembre au 20 février. Il s'agit de la plus grande exposition de l'artiste jamais vue aux Pays-Bas. Avec près de 150 œuvres, peintures et dessins, l'exposition retrace la vie et l'œuvre de l'artiste de manière didactique et fouillée. Il aura livré une œuvre empreinte de ses émotions complexes, son anxiété, sa solitude autour de thèmes récurrents : la vie, l'amour, la mort.
> Du 25 septembre au 16 janvier, la Kunsthal propose une présentation du réalisme dans « The Adventure of Reality ». Quelque 150 pièces, peintures, sculptures, photographies et vidéos d'artistes aussi divers que Walker Evans, Edward Hopper, Richard Estes, Duane Hanson ou Thomas Ruff. > Toujours à Rotterdam, hommage à la grande photographe Nan Goldin au Nederlands Fotomuseum (www.nederlandsfotomuseum.nl), où sera notamment exposé le célèbre album The Ballad of Sexual Dependency, cela dès le 2 octobre.
> Au Bonnefantenmuseum de Maastricht (www.bonnefanten.nl), l'expo « The Invisible Colors », en cours jusqu'au 3 octobre, est une réflexion sur les diverses stratégies menées par les artistes pour orienter la compréhension d'une œuvre d'art, en particulier le titre, son rôle dans l'appréhension du sujet, ce qu'il révèle subtilement. Certains utilisent un langage direct, tel Francis Alys, alors que d'autres, comme Luc Tuymans, s'en détournent et laissent le spectateur en proie aux diverses possibilités visuelles qui s'offrent à lui.
> Et jusqu'au 24 octobre, on peut encore découvrir l'œuvre de Sandra Vasquez de la Horra, artiste chilienne vivant à Düsseldorf depuis quinze ans. Son œuvre, sophistiquée et érudite, est nourrie à la fois de ses origines latines et de sa connaissance approfondie de la culture européenne.
> Le musée De Pont (www.depont.nl), à Tilburg, expose les dessins et les sculptures de Giuseppe Penone qui marquent son attachement profond à la nature, jusqu'au 26 septembre. Place ensuite au peintre Howard Hodgkin, à partir du 2 octobre et jusqu'au 16 janvier.

James Rosenquist , I Love You with My Ford, 1961. « Spectacular Times »,
collection du Moderna Museet, Stockholm. Jusqu'au 21 novembre.
Pays Nordiques
En Norvège, le musée Astrup Fearnley (afmuseet.no) d'Oslo, présente la première grande exposition d'Ernesto Neto jamais réalisée en Scandinavie. Sous le titre « Intimacy », elle réunit ses œuvres les plus importantes des dix dernières années. Du 7 septembre au 2 janvier.
> Au Stiftelsen 3,14 de Bergen (stiftelsen314.com), jusqu'au 3 octobre, l'exposition « No more bad girls ? » se focalise sur les femmes artistes qui ont dépassé la réflexion sur le genre pour explorer des thématiques sociopolitiques plus vastes. Parmi les artistes : Arahmaiani, Nezaket Ekici, Regina José Galindo, Chitra Ganesh, Agnes Janich, Elena Kovylina, Larissa Sansour, Ene-Liis Semper, Newsha Tavakolian.
> En Suède, jusqu'au 31 octobre, le Göteborgs Konsthall (www.konsthallen.goteborg.se) interroge la création des subjectivités modernes et contemporaines avec l'exposition « Disidentification ». Considérant le rôle de l'artiste comme l'auteur et le corps comme le lieu de l'écriture, cette exposition présente des œuvres qui analysent la relation entre le corps et les forces politiques et idéologiques actuelles, interrogeant ainsi les différences de genre, sexuelles ou raciales. De l'alter ego à la mascarade en passant par le transvestissement, les stratégies de ces artistes, Nick Cave, Simon Fujiwara, Charlotte Gyllenhammar, Wangechi Mutu, Tracey Rose, entre autres, incluent la satire, l'exagération, le recyclage du langage et des stéréotypes de la culture dominante pour déconstruire son pouvoir de séduction et parvenir à des nouvelles subjectivités et relations sociales. > Avec l'exposition « Painted Truths » (du 9 octobre au 2 janvier), le Moderna de Malmö (modernamuseet.se) consacre à Alice Neel une importante exposition à travers 60 tableaux emblématiques de ses soixante-dix ans de travail. Connue pour ses portraits incisifs d'artistes et écrivains, la grande peintre américaine a aussi peint sa famille et son entourage de Spanish Harlem, composant au fil des ans le « visage changeant du 20e siècle ».
> Le Moderna de Stockholm (modernamuseet.se) célèbre Mary Kelly, l'une des plus influentes artistes américaines contemporaines, pour « Four works in Dialogue », du 16 octobre au 23 janvier. > Pour la première fois en Suède, le Moderna expose la totalité de l'œuvre révolutionnaire de l'artiste Post-Partum Document. Réalisée en six ans (1973-1979), elle suit les premières années de la vie de son propre enfant donnant un aperçu de l'immense processus de socialisation entre une mère et son enfant. Cette œuvre est mise en dialogue avec des œuvres plus récentes comme The Ballad of Kastriot Rexhepi (2001), Multi-Story House (2007) et Habitus, commandé par le musée pour cette exposition.
> Au Danemark, le Statens Museum for Kunst de Copenhague (smk.dk) met en lumière la production picturale de Bob Dylan, du 4 septembre au 30 janvier sous le titre « The Brazil Series ». La grande rock star américaine pratique la peinture depuis
les années 1960, mais les tableaux montrées dans l'exposition ont été réalisés pour cette occasion. Une quarantaine d'acryliques avec des motifs brésiliens, qui composent un miroir véritable, selon Bob Dylan, de ses efforts artistiques qui se sont intensifiés ces dernières années.
> À côté de Little Butterfly I Love You What's Your Name ?, l'œuvre en peinture débordante de Katharina Grosse, dans le cadre du projet Utopia (visible jusqu'au 7 novembre), le musée Arken de Ishøj (arken.dk) fait le point sur les années 1980, « années sauvages » de l'art danois (du 4 septembre au 30 janvier). Au début des années 1980, une nouvelle génération d'artistes remettait la peinture à l'ordre du jour - figurative ou abstraite, en grand format - avec un penchant pour la « sauvagerie », véritable ou ironique. Une période marquée aussi par l'échange intense entre peinture et autres formes artistiques, de la musique à la performance (arken.dk).
> Enfin, le Louisiana de Humlebaek (www.louisiana.dk) consacre une grande exposition à Anselm Kiefer, du 10 septembre au 9 janvier, avec plus de 70 œuvres, de ses débuts en 1969 à aujourd'hui.

Bruce Nauman : Double Poke in the Eye II, 1985, néon sur panneau d'aluminium.
Exposition Dream Passage, Hamburger Bahnhof, jusqu'au 10 octobre.
Allemagne
Au Hamburger Bahnhof de Berlin (www.hamburgerbahnhof.de), « Who knows tomorrow ? » réunit cinq artistes qui s'interrogent sur la quête d'une identité africaine dans un monde globalisé. Jusqu'au 26 septembre, pendant que se prolonge la rétrospective Bruce Nauman jusqu'au 10 octobre.
> Le Hamburger Kunsthalle (www.hamburger-kunsthalle.de) présente la première exposition personnelle de David Tremblett dans un musée allemand depuis vingt ans, jusqu'au 31 octobre, ainsi qu'un hommage à Ernst Ludwig Kirchner, mettant l'accent sur l'attachement de l'artiste à la ville de Hambourg.
> Le Deichtorhallen de Hambourg (www.deichtorhallen.de), lui, choisit de présenter les photographies de Paul Graham, de 1981 à 2006, ceci à partir du 24 septembre.
> Au MKK de Francfort (www.mmk-frankfurt.de), une exposition d'Anri Sala, artiste albanais qui vit à Paris depuis le milieu des années 1990 : jusqu'au 31 octobre. Également à l'honneur, le Français Cyprien Gaillard, jusqu'au 24 octobre, ainsi que l'exposition« Not In Fashion » qui s'articule autour de la mode et de la photographie dans les années 1990. Ce sera à partir du 25 septembre.
> À la Schirn Kunsthalle (www.schirn-kunsthalle.de), une intéressante exposition autour de l'art brut : « World Transformers. The art of the Outsiders ». Du 24 septembre au 9 janvier.
> Une rétrospective de Stephen Shore est programmée au NRW Forum Düsseldorf (www.nrw-forum.de), dès le 1er septembre. > Toujours dans la même ville, le Museum Kunst Palace (www.museum-kunst-palast.de) programme une rétrospective du plus célèbre des artistes coréens, Nam June Paik, à partir du 11 septembre.
> Allons à Cologne : le Ludwig Museum (www.museenkoeln.de) nous replonge dans l'œuvre prolilifique de Roy Lichtenstein, jusqu'au 3 octobre. > Près de notre frontière, le musée Frieder Burda de Baden-Baden (www.museum-frieder-burda.de), sous les auspices de Jean-Louis Prat, a réuni une centaine d'œuvres exceptionnelles de Joan Miró, reflet de six décennies de création de l'artiste catalan, ceci jusqu'au 14 novembre.
> Le KAH de Bonn (www.bundeskunsthalle.de) présente une rétrospective du sculpteur Thomas Schütte, jusqu'au 1er novembre, ainsi que « Vibracion », à partir du 17 septembre, qui propose une vue d'ensemble de l'art abstrait en Amérique latine.
> Le Kunstmuseum de Wolfsburg (www.kunstmuseum-wolfsburg.de) propose, jusqu'au 3 octobre, une importante exposition autour de l'œuvre de cet immense designer que fut Rudolf Steiner.
> La Pinakothek der Moderne de Munich (www.pinakothek.de/pinakothek-der-moderne) propose une importante exposition du vidéaste David Claerbout, dès le 1er octobre. > Mais c'est sur la Haus der Kunst (www.hausderkunst.de) pour l'exposition « The Tradition of Future », autour de l'art arabe et un siècle après l'exposition éponyme qui se tint à Munich. Avec des artistes contemporains, mais pas uniquement. C'est du 17 septembre au 9 janvier.

Picasso : femme nue avec oiseau et joueur de flûte, 1967.
Exposition « Picasso », Albertina, Vienne. Du 22 septembre au 16 janvier.
Autriche
Le Kunsthalle de Vienne (www.kunsthallewien.at) met à l'honneur trois artistes d'envergure : Keith Haring, jusqu'au 19 septembre, le réalisateur Bruce Conner, à partir du 8 octobre, ainsi que le célèbre duo Mc Dermott et McGough, à partir du 20 octobre.
> L'Albertina (www.albertina.at) présente à partir du 22 septembre et jusqu'au 16 janvier l'exposition « Picasso », se concentrant sur l'engagement politique de l'artiste, à travers une cinquantaine de peintures, une centaine de dessins, ainsi que de nombreux documents historiques. > Au MAK (www.mak.at), l'exposition « Minima » revient sur l'influence du minimalisme sur le design. Jusqu'au 31 octobre.
> Coup de projecteur sur Cosima Von Boni qui expose ses œuvres récentes au Kunsthaus de Bregenz (www.kunsthaus-bregenz.at), jusqu'au 3 octobre.
> Des œuvres inédites de Daniel Richter sont présentées au Museum der moderne de Salzburg (www.museumdermoderne.at). Né en 1962 en Allemagne, cet artiste est l'une des figures phares de la peinture contemporaine. C'est jusqu'au 17 octobre.
> Otto Muehl est à l'honneur au Leopold Museum (www.leopoldmuseum.com) : une centaine d'œuvres de ce fondateur de l'actionnisme viennois, jusqu'au 4 octobre. Et, jusqu'au 17 septembre, le même musée propose « Giacometti, Cézanne, Picasso » à travers les chefs-d'œuvre de la fondation Beyeler de Bâle.

Andy Warhol : One Dollar Bill, 1962.
« Andy Warhol.The Early Sixties », Kunstmuseum, Bâle. Du 5 septembre au 23 janvier.
suisse
Direction Genève où le MAMCO (www.mamco.ch) poursuit son cycle « Futur antérieur. Au verso des Images », jusqu'au 19 septembre. Le musée propose à cette occasion huit expositions monographiques : Franz Erhard Walter, Didier Rittener ou encore Yvan Salomone, ainsi que le projet « En miroir » qui s'articule autour de la notion de l'atelier comme espace d'élaboration en confrontant deux visions de la fabrique de l'art : Pascal Pinaud et Allen Ruppersberg.
> Tandis que l'exposition « Robots Dreams » se poursuit jusqu'au 12 septembre, le musée Tinguely (www.tinguely.ch) va proposer « Under construction », dès le 15 octobre. Cinquante ans après « Homage to New York» de Jean Tinguley, cette exposition collective examine à travers les œuvres d'une vingtaine d'artistes internationaux le rôle et l'usage de la destruction dans l'art contemporain.
> À Martigny, la fondation Pierre Gianadda (www.gianadda.ch) présente pour la deuxième fois depuis 1995 une importante rétrospective de Nicolas de Staël, sous le commissariat de Jean-Louis Prat, qui a choisi de focaliser cette présentation sur la décennie 1945-1955, période intense où l'artiste crée un langage radicalement nouveau entre abstraction et figuration.
> Place à Thomas Struth au Kunsthaus de Zurich (www.kunsthaus.ch), qui programme ainsi la première rétrospective de l'artiste en Europe, jusqu'au 12 septembre. > À partir du 15 octobre, le même Kunsthaus rend hommage à la première rétrospective de Picasso qui se déroula en ce lieu en novembre 1932 et dont Picasso était lui-même le commissaire. > À la fondation Beyeler (www.beyeler.com), « Wien 1900 » réunit les chefs-d'œuvre de Gustav Klimt, Egon Schiele ou encore Oskar Kokoschka.
> Place à Andy Warhol : « The Early Sixties », au solide Kunstmuseum de Bâle (www.kunstmuseumbasel.ch) se concentre sur les années 1961-1964, période décisive dans le développement de son œuvre qui s'ouvre à de nouveaux moyens d'expression. Du 5 septembre au 23 janvier.
> C'est au tour de la fondation de l'Hermitage (www.fondation-hermitage.ch) d'accueillir la rétrospective d'Edward Hopper, jusqu'au 17 octobre, tandis que le Kunstmuseum de Luzern (www.kunstmuseumluzern.ch) célèbre trois artistes suisses majeurs : Hodler, Amiet, Giacometti. Ceci, jusqu'au 10 octobre.
> « Klee rencontre Picasso » continue au Zentrum Paul Klee (www.paulkleezentrum.ch). C'est à Berne. L'exposition prend pour thème l'intérêt de Klee pour Picasso et dévoile des corrélations insoupçonnées. C'est jusqu'au 10 octobre.
> Les vidéos de Pipilotti Rist entrent en dialogue avec les chefs-d'œuvre de l'impressionnisme au musée Langmatt de Baden (www.langmatt.ch), jusqu'au 14 novembre.
>Et non des moindres, l'exposition de Matthew Barney au Schaulager (www.schaulager.org) « Drawing restraint-Archiv » met le travail de l'artiste en regard avec une soixantaine d'œuvres de la Renaissance, venues notamment du Kunstmuseum de Bâle. Jusqu'au 3 octobre.

Tom Puckey & Jan van der Roeg : The Prato Project.
Centro Luigi Pesci, Prato. Jusqu'au 9 janvier.
Italie
À Turin, sous le titre « Tout est connecté », le Castello di Rivoli (www.castellodirivoli.org) fait le point, jusqu'au 9 janvier 2011, sur les recherches de la dernière décennie à partir de sa collection, avec un gros plan sur l'œuvre de Vito Acconci. L'exposition vise à mettre en dialogue les nouvelles acquisitions présentées pour la première fois au public et les grandes installations réalisées pour le musée.
> À Bologne, jusqu'au 9 janvier, une curieuse proposition au Centro Luigi Pecci (www.centropecci.it) : neuf sculptures de Thom Puckey et un immense dessin mural de 50 m de long de jan van der Ploeg, deux artistes vivant à Amsterdam. C'es ça, l'Europe !
> Si vous avez raté l'exposition « It's not only Rock'n'Roll, Baby ! » au Bozar de Bruxelles, vous avez jusqu'au 26 septembre pour la voir à la Triennale Bovisa de Milan (www.triennale.org). Le commissaire Jérôme Sans y a réuni les œuvres de 12 musiciens du rock, d'Alan Vega à Patti Smith en passant par Peter Doherty, qui se dédiaient aux arts plastiques avant de se consacrer à la musique.
> Au Palazzo della Ragione de Milan (www.mostrawoodman.it), jusqu'au 24 octobre, ne ratez pas la grande rétrospective de la photographe américaine Francesca Woodman : 116 photographies dont 15 images exposées ici en exclusivité, plus 5 vidéos parcourantà nouveau la très courte carrière de cette artiste, trop tôt disparue, anticipatrice de tendances et thématiques de l'art plus actuel.
> À Venise, vous avez jusqu'au 19 septembre pour voir l'exposition originale de Louise Bourgeois, disparue alors qu'elle préparait cette exposition, à la Fondazione Emilio et Annabianca Vedova (www.fondazionevedova.org) : le commissaire Germano Celant s'est concentré sur « The Fabric Works », ses dessins et œuvres en tissu, jamais montrés dans leur totalité.
> À Florence, du 1er octobre au 23 janvier, le CCCS - Centro di Cultura Contemporanea Strozzina - Fondazione Palazzo Strozzi (www.strozzina.org) fait le point sur les « Portraits du Pouvoir », sous-titre : « Visages et mécanismes de l'autorité ». À l'occasion de la rétrospective consacrée au Bronzino, au Palazzo Strozzi, cette exposition développe une analyse du portrait contemporain et de la représentation médiatique du pouvoir politique, économique et social. Elle suit deux axes : l'analyse du pouvoir en tant qu'expression charismatique des icones ou symboles de notre temps, et l'investigation critique sur le pouvoir institutionnel. Parmi les artistes : Bureau d'études, Fabio Cifariello Ciardi, Rineke Dijkstra, Jim Dow, Francesco Jodice, Annie Leibovitz, Martin Parr, Jules Spinatsch, The Yes Men.
> L'autoportrait de l'artiste est l'un des thèmes de l'exposition consacrée à Michelangelo Pistoletto au MARCA de Catanzaro (www.museomarca.info). Cette exposition fait part du projet Il DNA del Terzo Paradiso visible jusqu'au 3 octobre, qui inclut l'exposition de l'artiste au parc archéologique de Scolacium, l'un des plus importants de l'Italie du Sud. Pistoletto, qui considère l'art comme « une occasion pour une transformation sociale responsable », a créé trois nouvelles grandes installations dans le parc. « L'ADN du tiers Paradis » est aussi le titre de l'œuvre principale qui, avec le chant primordial de la grande rockeuse italienne Gianna Nannini (avec laquelle Pistoletto a déjà réalisé plusieurs projets, dont celui qui fut présenté au National Center for Contemporary Arts de Moscou), configurée comme une « sculpture vocale ».

El ojo que llora, 2006 (détail), Alameda de la Memoria, Lima, Pérou.
Exposition « Labyrinthes ». CCCB, Barcelone. Jusqu'au 9 janvier.
Espagne et Portugal
Nous démarrons avec Barcelone et la prestigieuse fondation Miró (www.fundaciomiro-bcn.org) qui prolonge l'exposition multimédia de la Suissesse Pipilotti Rist. Des installations audiovisuelles nous entraînant dans des mondes à la fois psychiques et esthétiques. « Parti amical. Sentiments électroniques ». Jusqu'au au 1er novembre.
> Le MACBA (www.macba.cat) continue avec différentes expositions. D'abord, une rétrospective consacrée à Dorothée et Konrad Fisher, couple d'artistes conceptuels. Jusqu'au 1er octobre. D'autre part, focus sur Benet Rossell, artiste protéiforme dont les vecteurs d'inspiration sont principalement le cinéma et la calligraphie. Jusqu'au 23 janvier. Toujours au MACBA, vous pouvez voir dans la chapelle une installation, La Ronda, travail de Latifa Echakhch, artiste française d'origine marocaine, installée en Suisse. Jusqu'au 6 février.
> Le CCCB (www.cccb.org) a programmé « Barcelona-Valencia-Palma » jusqu'au 12 septembre, mais aussi Per Laberints, autour de la thématique du labyrinthe. Jusqu'au 9 janvier. > Au Guggenheim de Bilbao (www.guggenheim-bilbao.es), vous pouvez toujours vous aventurer dans l'univers d'Anish Kapoor, ceci jusqu'au 12 octobre.
> Direction la capitale, Madrid. Au Reina Sofia (www.museoreinasofia.es). D'une part, « Manhattan. Usage mixte », sous-titré « Photographie et autres pratiques artistiques de 1970 à aujourd'hui ». Jusqu'au 27 septembre. D'autre part, « Nouveaux Réalismes : 1957-1962 », voulue comme une cartographie de l'état artistique de cette période. Jusqu'au 4 octobre. Enfin, à partir du 21 septembre, zoom sur Hans Peter Feldman. Jusqu'au 9 janvier.
> D'autre part, au musée Thyssen-Bornemisza (www.museothyssen.org), nous avons déniché une croustillante expo photo consacrée à Mario Testino. Natalia Vodianova nous a fait particulièrement craquer. Du 21 septembre au 9 janvier.
> Si vous allez dans la région de Valence, jusqu'au 3 octobre, c'est le temps de « Gigantes por la propria naturaleza » : la thématique du cœur pour une exploration de l'art actuel brésilien.
> Au MUSAC de León (www.musac.es), jusqu'au 11 janvier, « Modelos para armar », ensemble de 40 œuvres d'artistes latino-américains.
> Au Portugal, c'est bien sûr la fondation Serralves (www.serralves.pt) qui mène toujours le bal. Après « Photographie sans photographe » que nous avons vu cet été, voici maintenant une pose picturale qui ne sera pas de tout repos, puisqu'elle est consacrée à Marlene Dumas dont la peinture à la fois sulfureuse et talentueuse mérite le détour. Vous avez jusqu'au 10 octobre pour cela.
Dossier préparé par Jean-Pierre Frimbois.



