Selon Adon Peres, toutes les œuvres réunies dans cette exposition évoquent d'une manière ou d'une autre la notion de « fin » et les différentes façons de concevoir cette idée. La Fin du Monde, la fin d'un monde ou la fin d'un cycle sont à la base des travaux ici exposés qui développent des représentations visuelles de ce moment critique. Moment souvent accompagné par des transformations de situations établies dont les ruptures et les suites peuvent s'imaginer du terrifiant au ludique.
De l'abîme incommensurable dans lequel nous jette une certaine conception religieuse annonçant un Dernier Jour apocalyptique dont l'après serait plus ou moins bien vécue selon le Jugement subi à ce moment-là ; en passant par l'effondrement d'un monde auparavant scindé politiquement et économiquement en deux ou encore à une acceptation plus individuelle dont la fin coïnciderait avec sa propre existence, force est de constater que l'idée d'un prolongement est toujours envisagé. Ce qui abolirait non seulement la notion même de « fin », mais donnerait aussi l'occasion de la redéfinir. Comme par exemple, l'acceptation des changements perpétuels d'un état à un autre ponctués par des ruptures...